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Brice Maré

De l’accumulation de matière à la sur-élévation des volumes.

Première édition en multiple pour l’artiste Brice Maré, cette collaboration marque un tournant après plusieurs années de recherche d’une expression géométrique de l’espace.

L’inspiration de Brice Maré est urbaine, architecturale, composite. Il étudie d’abord les arts appliqués, le graphisme, le design, avant d’obliquer vers les Beaux-Arts. Les codes de l’art urbain et son rapport aux matériaux, aux textures, l’interpellent. L’approche de l’artiste est d’emblée géométrique et mathématique. Son premier pseudonyme, SIZ, reflète les concepts d’équation et de symétrie axiale. A l’origine, l’ambition de Brice Maré est de créer une œuvre ayant un rapport sculptural à son environnement et s’inscrivant à l’échelle humaine. Entrant en dialogue avec son espace, il repère, inventorie, classe, et reproduit de multiples trames. Ces motifs forment peu à peu une langue capable d’exprimer l’harmonie sous-jacente de la structure, par une recherche sur les volumes, les textures, les proportions. L’inspiration est bouillonnante. Avec minutie, Brice Maré reproduit au millimètre les visions qui en émanent. Ce travail peut durer des mois, voire des années, jusqu’à ce qu’un événement, une fulgurance de l’esprit, précipite la composition finale. La rencontre avec Impression Parisienne est la matrice d’une telle composition. La technique du gaufrage ouvre la voie à une reformulation et un dépassement des problématiques auxquelles se confrontait l’artiste : élévation du volume par accumulation tout en restant dans un plan, à la manière des bas-reliefs ; suggestion ou soulignement des contours ; intégration de la lumière comme troisième dimension de l’œuvre… En mettant au service de la création des techniques artisanales maîtrisées, Impression Parisienne permet la pleine expression d’un cheminement artistique parvenu à maturité. « Une consécration » selon Brice Maré, « un pont traversé ensemble, menant à d’autres ponts encore à construire ». L’expérience lui fait entrevoir de nouveaux champs : une manière différente d’envisager les volumes, un aperçu de trames insoupçonnées dans la matière, une réflexion sur les matériaux et les effets physiques associés. Pour lui, la rencontre avec Impression Parisienne à ce point de la création était nécessaire à son aboutissement. On retrouve dans les œuvres la force vibrante de ce « hasard nécessaire ».

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Alix Waline

Elle aime le mouvement qui déplace les lignes et féconde l’espace. Sa quête, depuis les Beaux-Arts jusqu’à aujourd’hui, est celle de la perception pure. Alix Waline ne cherche pas à représenter, pas plus d’ailleurs qu’elle ne rationalise à postériori l’élan vibratoire et tactile avec lequel elle prend possession d’une surface. A moins que ce soit la surface qui possède l’artiste, lui dictant ses déploiements intrinsèques, la vision de sa profondeur et le pressentiment de sa nature organique, comme si dans toute structure, même la plus rectiligne, vibrait l’appel de la vie et de la chair. Ainsi la recherche esthétique flirte-t-elle avec une étrangeté assumée. Face à l’œuvre, on confronte une sourde inquiétude. La tentative de maîtriser l’espace est mise en échec par le surgissement de formes qui le démantèle et le désarticule, le rendant à sa source originelle, puissante et indomptée. La rencontre avec Impression Parisienne représente un défi : celui de la réconciliation entre les contraintes liées à la technique et le mouvement organique qui est la signature de l’artiste. La création s’est opérée sur un fil, dans une prise de risque partagée ; les tentatives successives ont permis l’émergence d’une sensualité à fleur de papier, perceptible dans le contact entre lignes de force, cher à Alix Waline. La série tout entière porte la marque de la réconciliation aboutie, comme si « un apaisement était atteint ». Nés de cette collaboration, Hurricane, Rising Water, White Noise, Breath et Deep Breath, évoquent la douceur et la force des corps qui s’épousent dans la déferlante de l’étreinte.

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Ivan Messac

La collaboration entre Ivan Messac et Impression Parisienne s’inscrit dans la continuité de l’oeuvre d’Ivan Messac.

Ivan Messac, né en 1948, peintre et sculpteur, est associé au mouvement dit de la «Figuration narrative». Ivan Messac expose notamment en 1977 à “Mythologies quotidiennes” au musée d'art moderne de la ville de Paris.

Il réalise ensuite de nombreux décors et costumes.

Après ce passage à la peinture, c’est la sculpture qui devient son support et moyen privilégié de travail et recherche. Travaillant à Carrare, il s’émancipe de la “Figuration Narrative”. Ses premières sculptures datent de 1983.
Dans les années 2000, Ivan Messac revient à la peinture avec, comme dans ses œuvres de jeunesse, une vision critique sur son époque.

Depuis ces dernières années, Ivan Messac revient à la sculpture et créé la surprise en 2014 avec l’exposition « 2 temps, 2D » à la galerie Baudoin Lebon. 
Chaque sujet peint, sur un support en aluminium, composite, découpé numériquement, a pour modèle une sculpture historique, d’un autre temps. On y retrouve Donatello,  Michel-Ange, le Bernin, Canova aussi bien que Maillol, Boccioni ou Rodin.
C’est en quelque sorte l’emploi de métal et le motif représenté qui font de ces œuvres des sculptures en 2 dimensions. Sculptures plates ?

C’est dans cette démarche que la collaboration d’Ivan Messac pour Impression Parisienne se concrétise en 2016.

Le jeu d’ombre et de lumière qu’offre la technique du gaufrage,  va redonner vie à la Vénus qui s’échappe dans l’obscurité, tiré de l’œuvre originale « à minuit passé », créée par Ivan Messac en 2013.

En créant des séries d’estampes noires et blanches intitulées  « vue elliptique de dos comme de Face… », signées et numérotées, tirées à 35 exemplaires,  Ivan Messac  propose une nouvelle écriture de la sculpture, en relief, sur un support en 2 dimensions.